Trois questions à la nouvelle directrice du Salon du livre de Genève

Entrée en fonction le 1er janvier de cette année, Laurence Brenner a pris au vol l'organisation de la 32e édition de ce printemps, et travaille avec enthousiasme aux prochaines éditions. L'ASDEL lui a posé trois questions.

Vous êtes passée par l'hôtellerie de luxe à New York et l'organisation des Automnales à Genève avant de reprendre la direction du Salon du Livre. Que vont vous apporter ces expériences dans votre nouveau rôle?

Mes différentes expériences ici et ailleurs m’ont permis de développer et de partager un ensemble de compétences indispensables à la gestion de projet : je suis avant tout une organisatrice d’événements et les compétences acquises en matière de marketing, gestion, communication et encadrement sont applicables à tous secteurs d’activités. Mes expriences m’ont également permis de développer un fort relationnel envers mes clients, fournisseurs ou partenaires et selon mes collègues et supérieurs hiérarchiques, de savoir motiver et fédérer les équipes autour d’un projet commun. Enfin, mes voyages et expériences à l’étranger m’ont donné une réelle force d’adaptation et une grande ouverture d’esprit.

Actuellement en pleine organisation du festival du livre suisse de Sion, pourriez-vous revenir sur la genèse de ce festival, sur les objectifs de Palexpo d'y prendre part et sur vos attentes pour l'édition 2018? 

Palexpo, à travers la Fondation pour l’écrit, est à l’origine de ce festival lancé en 2016 et c’est l’équipe du salon du livre de Genève qui en assure le déploiement et l’organisation.Le but est de promouvoir la lecture et la création littéraire en Suisse romande mais cette fois hors les murs de Palexpo.La collaboration s’est vite et naturellement faite avec les responsables des Arsenaux, médiathèque de Sion, qui participent activement à la programmation et réalisation du festival.L’édition 2018 sera intéressante puisque nous avons décidé de pérenniser la thématique du voyage ; la baseline « terre de voyage » est désormais associée au nom du festival. La programmation s’ouvre naturellement aux récits de voyage, aux aventuriers écrivains mais aussi au voyage intérieur et à ses riches déclinaisons contemporaines. L’évolution de la manifestation en direction du voyage permet le développement de nouvelles activités interactives de médiation culturelle comme le proposent les ateliers d’écriture de carnets de voyage ou de Haïku.

Quelle est votre vision et vos idées innovantes pour le Salon du livre de Genève sur les trois prochaines années?

Le salon a pour vocation principale d’être une plateforme de promotion pour les éditeurs romands et nous pensons qu’il y a davantage de passerelles et encore de nombreuses collaborations à développer avec les professionnels du livre dans toute la francophonie ; ainsi Wallonie – Bruxelles nous rejoindra en 2019 et nous cherchons également à développer les partenariats avec d’autres pays francophones.Nous souhaitons également nous rapprocher des acteurs culturels locaux afin de développer l’organisation d’événements en ville en amont du salon.Sous l’impulsion de notre nouvelle responsable de programmation et du conseil de la Fondation pour l’écrit, nous voulons créer des synergies entre les scènes thématiques et resserrer la programmation autour des projets phares.
Nous allons revoir l’identité visuelle du salon et communiquer plus loin géographiquement : le salon du livre de Genève doit être un événement culturel ET populaire qui s’adresse à un large public dans toute la Suisse romande et en France voisine.